« Technophobes » et « technophiles »

Que peut être demain la politique d’un service Formation au sein d’une grande entreprise ?  Il est nécessaire de maintenir les acquis autant que développer les connaissances des personnels, et l’adaptation aux applications métier sans cesse renouvelées qui sont utilisées dans tous les secteurs. La formation à la création d’un EAP semble être une première et essentielle étape, autant que la prise de conscience de l’individualisation, l’appropriation par chacun de son parcours de formation. En faire une affaire personnelle et non une obligation institutionnelle devant répondre à des injonctions hiérarchiques.

Le modèle andragogique (l’art et la science d’enseigner aux adultes) peut grâce au numérique prendre toute sa place. Pour reprendre la fiche technique de l’expérimentation COMMET, voici pour rappel les hypothèses que posent les modèles pédagogiques et andragogiques:

Souvent, dans cette dépendance classique de l’apprenant face au formateur j’observe parfois dans les cours que je donne en présentiels une attitude de régression assez spectaculaire. Une forme de récréation ou l’infantilisme est de mise, des ricanements aux plaisanterie surannées….C’est pour moi symptomatique du positionnement du personnel dans le parcours de formation.
Puis on attend du formateur qu’il fasse « rentrer » dans le cerveau des apprenants des connaissances et pratiques nouvelles. L’engagement personnel, la responsabilisation face à l’apprentissage et l’acquisition de connaissances nouvelles ne semble de mise que lorsque l’apprenant est volontaire et que le module suivi répond à un besoin dans son parcours professionnel.

L’adaptation aux environnements professionnels numériques dans l’entreprise est un enjeu permanent, et le fait de devoir « chaque jour sur le métier remettre son ouvrage » décourage de nombreuses personnes qui souhaiteraient pouvoir « rouler longtemps sur leurs acquis ».

Cette disponibilité, cette ouverture à un flux permanent d’éléments de formation réellement continue, au gré des échanges, des lectures, des sessions d’information ou de formation est ce qui doit faire l’objet d’une attention particulière.

C’est cet aspect de la relation à la formation qu’il faut bouleverser. Mais comment donner de l’appétence, de la curiosité, l’envie de progresser dans son domaine et de ne pas se laisser dépasser par une technologie sans cesse en évolution et aider les « technophobes », à devenir « technophiles »?

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Juste pour le plaisir…